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 Joute n°3 : dimensions parallèles
Messagepar Sha-chan le Jeu 29 Sep 2011, 16:45
Joute n°3
Dimensions parallèles
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Imaginons un instant un monde semblable au nôtre ou pourtant rien ne serait pareil...
Imaginons-nous dans la peau d'un autre, à la fois identique et complètement différent...
Imaginons-nous une réalité qu'on ignore, et qui nous ignore, évoluant à chaque pas avec nous
Un peu comme un autre monde, une autre alternative
Mais pas vraiment
Un monde indépendant bien plus que rêvé
Laissons-nous aspirer par un trou noir et découvrir cette réalité originale
de la Dimension Parallèle




Participants :

Sha-chan, Babykyandi, Matt Raikurai, Twinkel, Taïto, Elyon, Ao-chin, Amuro, Canari*

*Sous réserve




Joute ouverte hoyé



Echéance le dimanche 6 novembre


Relu par Nareshi


Dernière édition par Sha-chan le Jeu 03 Nov 2011, 19:37, édité 1 fois
Sha-chan


Poussin
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Messagepar Elyon le Jeu 03 Nov 2011, 19:14
Réputation du message : 100% (1 vote)
PREUUUUMS!
Attention, glauquitude.

C'est encore une de ces nuits. Une de
ces nuits où le tapis de nuages qui couvrent le ciel ne parviennent
pas à en cacher la couleur écarlate. Une de ces nuits où je n'ai
pas le droit à l'erreur.


Les citoyens sont barricadés. Normal.
Être dehors signifie mourir. Moi, je glisse un deuxième revolver
dans le fourreau attaché à ma cuisse droite. Je me regarde dans le
miroir. Je suis prête. Quatre armes sur les jambes, deux dans la
ceinture, deux dans les mains, une dague accrochée à chaque
poignet, et une épée longue dans le dos. Mes cheveux blonds encore
raccourcis pour l'occasion et ma combinaison grise et mes armes
ternies pour ne pas briller. J'ouvre la fenêtre et saute.





Une de ces nuits où les mondes se
touchent. Où si une créature s'échappe, c'est la fin. Le mort, le
destruction, la peur, voilà ce qui nous attend. Pourtant, nous nous
battons. Il n'y a pas d'autre issue que la défaite. Pourtant, nous
nous battons. Tôt ou tard, nous serons ruines, tôt ou tard, nous
serons poussière. Pourtant, nous nous battons. La lune est pleine.
Encore. Je cours sous la pluie jusqu'au point de rassemblement,
devant la forêt. Lionel attend, en mâchouillant sa cigarette
éteinte. Lorsqu'il m'entend, sa tête brune se redresse, il se
tourne vers moi.

- Ah, Mea. J'ai failli attendre.

- Sorry chef, je vérifiais que
j'étais symétrique.
Ça le fait rire. Il me donne une tape
dans le dos et appelle le reste du groupe. Nous nous entassons devant
lui, l'air sombre.
- Vous savez tous comment ça
marche. Allez-y. Faites vite, faites bien. Massacrez-les jusqu'au
dernier.




C'est tout. Chacun sait quel est son
rôle. Nous l'avons répété trop de fois pour l'oublier un jour. Je
cours vers la droite, jusqu'au point de rupture dont j'ai la charge.
À travers la fine membrane couleur sang qui sépare nos univers, je
vois déjà les bêtes se masser. Eux aussi savent où se trouvera la
fissure. Je lève mes deux premières armes. Si j'en ai autant, c'est
parce que je n'aurais pas le temps de les recharger avant la fin de
l'assaut. Personne n'a le temps. Tout se joue sur la rapidité.


J'entends le crissement de la
frontière. Tendue comme un arc, je vide mon esprit. Mes yeux perdent
leur vie. Comme chaque fois.




Le bruit de la déchirure. Je m'élance,
tire, change d'armes, virevolte, tire, évite un coup, deux, tire,
change d'armes, me retourne pour éliminer celui qui est passé en
rampant, sens la griffure dans mon dos, tire, tire, tire, change
d'armes, achève une ombre au sol, lance une dague dans la gorge d'un
autre, tire, esquive, tire, tire, tombe sur le dos, la jambe
déchirée, lance mon autre dague, me relève, tire, sors mon épée.
Fonce, cours, rentre dans la masse grouillante, découpe, tue,
tranche, massacre, tombe dans les griffes d'un, sous les crocs d'un
autre, me débat, coupe des membres, tombe encore, ensevelie, me
redresse pour respirer, me démène, animée par mon arme plutôt que
l'inverse. Je dois tuer. Je tue. Je dois trancher. Je tranche. Sans
réfléchir, je tombe, me lève, et tue. Dans la confusion, dans la
résignation, dans la mécanisation, je tue. Empalée sur la patte
d'une de ces choses, je balance mon épée dans tous les sens, je
tue. Bientôt, à terre, une jambe arrachée et le ventre déchiré,
je m'agite, tue, aveuglée par mon sang, étouffée par mon sang, je
tue.





Puis la force me quitte. La paix a
remplacé la mort. Ils sont passés. La gardien suivant, derrière
moi, va les arrêter. Moi, en première ligne, je suis tombée. Je
roule sur le dos pour empêcher mes entrailles de sortir. Je
grappille la moindre seconde de vie. Je lève mon bras vers la lune.
Il n'est que lambeaux de chair. Je suis sang, et je serais poussière.
La brume qui plane sur le sol des ruines s'empare de moi, imprègne
mon être, fait partir la douleur. Je vois mes ruines. Je vois ma
poussière. La brume serpente, elle m'entoure. Docile, je la suis.
J'ai fait mon temps. Je dois partir. Je pars. Elle m'emmène, me
caresse, m'apaise, murmure doucement. Ne t'en fais pas, belle brume.
Tu peux m'emmener dans un autre monde. Je n'ai pas de regret. Pas un
seul. J'ai vécu. Depuis un an, j'ai vécu. Je me sentais bien.
Combattre. Le seul moyen d'être réellement en vie. Jusqu'à ce que
le combat vous tue. Quand la brume vient vous chercher, elle soigne
vos plaies. Elle vous réconforte. Elle vous mène à votre royaume.
À votre mort. Cette mort que vous avez mérité en vivant.


Voilà ce que je pense, belle brume.
Alors sois tranquille. Je vais tout arrêter. J'ai fini. Ma vie ici
est terminée. Je me suis battue pour mourir. Je sais que tu es venue
m'apporter ma récompense.





Merci, belle brume.



Et voilàààà \o/ J'espère que ça vous a plu!
Elyon
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Poussin
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Messagepar Taïto le Jeu 03 Nov 2011, 19:41
Enfin ouvert pour les participants: hoyé

-Un, deux, trois.
Un, deux, trois.
Un, deux, Trois.
Mademoiselle, redressez vous!
Malgré mes pieds en feu et la tête qui commençait sérieusement à me tourner, j'arquais le dos au maximum et redressais légèrement la tête pour regarder mon professeur dans les yeux. Le corset qui m'enserrait les côtes ne me laissait pas beaucoup de liberté mais je commençais à en prendre mon parti. Me forçant encore un peu je réussis même à me plaquer un léger sourire sur les lèvres.
-Bien. Beaucoup mieux. Je pense que vous ferez honneur à votre nom à la soirée d'aujourd'hui, comme toujours d'ailleurs. Votre frère sera content.
Dans le coin de la pièce, le violoniste s'arrêta de jouer. Pas trop tôt. Je m'écartais de l'hypocrite qui me tenait lieu de maître et restais un moment les bras ballant, essayant tant bien que mal de reprendre mon souffle, bloquée encore une fois par ce maudit corset.
-Merci beaucoup Monsieur Prinston. Soufflais-je après quelques secondes.
Puis me tournant vers le musicien avec un léger signe de tête:
-Monsieur Witer.
-A votre service Mademoiselle Hopecastel! Il ajouta, d'un ton moins formel, je suis heureux que vous commenciez à aller mieux.
Je ne relève pas. Si il pensais s'attirer mes bonnes grâces et entré dans le cercle des amis proches de mon frères par des phrases aussi fausse, il se trompait lourdement. A vrai dire, j'arrive à donner le change depuis quelques semaines mais j'espère toujours que ce monde ne soit qu'un mauvais rêve qui se sera dissipé à mon réveil...
Pendant que les deux hommes rassemblent leurs affaires, je quitte la pièce. Ce pauvre type avait largement dépassé l'heure et j'étais déjà en retard. Malgré tout, je marchais dans le couloir avec une certaine délectation, les moments de solitude se faisaient rare ces derniers temps. Je ralenti le pas pour profiter un peu plus du décor.
Le long couloir qui menait du grand salon à l'entrée principale était assez large pour laisser passer une chaise de poste; de magnifiques tableaux ornaient les murs et de larges fenêtres laissent entrer la lumière maussade de ce début d'hiver. Dans l'entrée, le large escalier à double volée, ciré du matin, montait à l'étage. Étrangement je n'ai encore croisé personne. Je continue mon chemin vers l'aile Ouest du manoir, L'aile d'habitation privée.
Là encore les couloirs, bien que beaucoup moins larges, sont bien éclairés par de hautes fenêtres et décorés de diverses tableaux mais contrairement à ceux des couloirs dans lesquels passent les visiteurs, ils représentent des scènes plus intimes. De nombreux membres de la familles sont représentés dans le manoir, à table, ou se promenant dans les jardins. Tous mènent une existence tranquille, du moins dans ces peintures à l'huile. Le plus improbable de ces tableau est surement celui du petit salon, au Rez de chaussez. Une œuvre d'un jeune français, un certains Monsieur Delacroix que mon grand père avait commandé quelques semaines avant sa mort et représentant tous les membres de la famille encore vivant à cette époque. J'ai put y reconnaître mon père, mon oncle, ma mère alors enceinte de Catherine et moi, mon frère Charles, mon grand père, son frère, ma grand mère et son chien: Lady, le majordome de l'époque, son fils Daniel qui est l'actuel majordome et confident de Charles, les deux bonnes, la gouvernante, le cuisinier et trois personnes qui ne sont représentées sur aucune autre image. Il y a vraiment beaucoup de monde au manoir à cette époque...


J'ai eut beau ralentir, la porte de ma chambre est quand même arrivée. Je pousse le battant avec l'air le plus serin du monde, prête à recevoir la tempête de reproche qui m'attendais surement en faisant les cent pas.
Au lieu de la vieille gouvernante que je m'attendais à trouver, Une jeune fille aux longs cheveux sombres me tourne le dos.
-Cathy?!
Je m'aperçois vite de mon erreur. C'est seulement Émilie, la nouvelle bonne empotée, qui est entrain de changer les draps de mon lit. En m'entendant, elle sursaute et se retourne à moitié affolée comme si je venais de la prendre entrain de voler l'argenterie.
-Mademoiselle Alice?! Pardonnez-moi, je croyais que vous déjeuniez avec Monsieur votre frère aujourd'hui. Je terminerai plus tard.
-Mais non, reste. Excuse moi de t'avoir surprise. Dis-je avec un sourire figé. Je viens juste me changer. La leçon de danse de se matin c'est un peu éternisée. D'ailleurs j'aurais besoin de toi pour m'aider, je suis déjà en retard...
-Bien sûre Mademoiselle.
En dix minutes, j'étais fin prête. Je lassais le ruban noir de mon chapeau enjolivé de lys blanc et sortais sur un dernier salut de la nouvelle soubrette. Je me dirigeais à grand pas vers le petit salon. Un rire. Je me retourne vers la porte entrouverte de l'ancienne chambre de ma sœur, bien qu'elle soit normalement inhabitée depuis près d'un an. Je tend l'oreille. Rien.
J'aurais pourtant juré l'avoir entendu...
Un sourire me vint naturellement au lèvres en pensant que c'était surement parce que s'en était l'anniversaire. Cela ne pouvait pas être un hasard que je l'entende aujourd'hui alors qu'il me manquait si cruellement. Je reprenais ma course, forçant un peu plus le pas.
Dans le petit salon, Charles m'attendais, assit dans sont grand fauteuil de cuir près de la cheminée. Ses cheveux bruns sombres étaient collés en arrière par de la brillantine. Seule une mèche rebelle lui retombait sur le visage. Il avait dut avoir un rendez-vous important le matin même.
-Pardon d'être aussi en retard, Charles. M'exclamais-je malgré ma respiration sifflante.Mon maître à danser ne voulait pas écourter notre entrevue...
-Ne t'en fait pas, je viens juste de finir mon travail de ce matin. J'ai eut moi aussi un contre temps...
Il me fixe un moment et ajoute:
-Cette robe est magnifique mais tu devrais arrêter de porter du noir, elle ne serait pas contente de te voir ainsi. Et puis le turquoise te va tellement mieux...
Lui même porte un ensemble vert foncé et noir. J'entrevoie à sa cou, le pendentif de papa. Me contentant d'entendre la première partie de la phrase, je répond distraitement en m'asseyant dans la banquette juste en face de lui.
-Merci. Mais tout va bien avec le client de ce matin? Pas de problème?
-... Pour l'instant, il n'y a que de bonnes nouvelles. Nous avons mis un peu de temps à régler les formalités de paiement et de titre de propriété, c'est tout. Une nouvelle fabrique devrait ouvrir d'ici quelque mois et Sa Majesté a décidé de nous garder comme fournisseur officiel.
Il m'entretint encore un peu des affaires de la compagnie et Daniel vint nous chercher pour nous faire passer à table. Le déjeuner se passa calmement dans une ambiance très agréable. Charles ne reparle plus de mes vêtements et nous rions comme deux enfants. Même si nous habitons sous le même toit et que nous sommes souvent ensemble, il s'agit la plus part du temps des affaires de la compagnie. Nous ne nous retrouvons que rarement seuls pour bavarder. La conversation revient bientôt sur la soirée à venir. Le repas se termine et nous passons dans le bureau pour travailler jusqu'à cinq heure. Puis nous prenons le thé et allons tout deux nous préparer.
Cette fois, Ayanna, la vieille gouvernante à moitié indienne qui s'est transformer en dame de compagnie avec le temps, m'attend bel et bien dans la chambre.
-Mademoiselle Alice! Où étiez-vous? Je vous cherche depuis des heures!
-Tout va bien Anna, j'étais avec Charles.
-Vous vous mêliez encore des affaires de la compagnie?! Votre frère est vraiment inconscient. Ce ne sont pas des occupations pour une jeune fille. Et vous êtes encore habillée en noir! Il faudrait plutôt qu'il pense à vous trouver un mari! Je vais faire venir un tailleur pour vous faire faire une nouvelle robe plus claire...
Je l'écoutais distraitement alors qu'elle m'aidait à me déshabiller, à me rafraichir et a me trouver une tenue appropriée pour le soir. Comme toujours elle batailla pour me faire porter une jolie robe rose printanier avec les rubans fuchsia, arguant que mes tenues sombres mettraient tout le monde mal à l'aise et que le rose ferait ressortir la pâleur de ma peau et le rouge de mes lèvres. Je réussit, comme toujours, à la faire céder pour une robe majoritairement noire, rehaussée de rubans vert d'eau assortis à mes yeux. Je finissais de me préparer avec une bonne pendant qu'elle allait, elle même mettre la robe qu'on lui avait fait taillée pour l'occasion.


Je m'esquive avant son retour pour retrouver mon frère, et Daniel un peu avant d'aller au grand salon qui doit déjà fourmiller de monde. Nous sommes descendu ensemble dans la fausse aux lion. La décoration était absolument magnifique tout en restant sobre, comme à l'habitude de notre famille. Les quelques musiciens jouaient une valse viennoise et de nombreux couples dansaient déjà.
A peine avait-on franchi la porte que nous étions assaillis de salutation et de marque de sympathie en tout genre. Mais personne ne nous présenta ses condoléances. Comme je m'y attendais, le fait que je soit habiller de noir ne gênait personne. C'était devenu trop habituel. Le but de la soirée était clair: s'amuser en l'honneur de Cathy. Après avoir esquivé les invitations de certains jeunes gens et accepté avec un large sourire celle que je ne pouvais éviter, Je m'asseyais un moment sur une banquette et appuyais ma tête contre l'épaule de mon frère qui faisait lui aussi une pose. Je fermais les yeux et me laissait bercer par la musique. J'aimais profondément ce genre de demi sommeil ou la réalité et le rêve semblent se confondre. Dans ces moments où tout est possible, j'entends souvent Sa voix.
-Ne t'endors pas. Je vais devoir repartir. Lady Amandine approche. Souffla la voix de Charles à mon oreille.
-Mmmh.
-Tu devrais sortir quelques instants, ça te ferais du bien. Je t'appellerais quand ça commencera.
-Tu as sans doute raison...
Aussitôt dit, je me levais avant de sombrer de nouveau et me faufilais à travers la foule pour éviter qu'Ayanna ne me suive de trop près. Je posais la main sur la rambarde de la terrasse. Délivrée des obligations sociales, de l'atmosphère étouffante et du crin-crin continu des violons, je poussais un grand soupire et m'appuyais lourdement et très inélégamment sur les coudes, les yeux perdus à l'horizon
La nuit était relativement clair bien que fraiche et les nombreux chandeliers qui brûlaient à l'intérieur de la salle éclairaient les jardins sur un bon périmètre par la baie vitrée grande ouverte.
Du coin de l'œil, j'aperçus un regard bleu-vert.
-Tu avais raison, Charles, cette soirée est une grande réussite et respirer un peu me fait le plus grand bien.
J'attends un moment mais personne ne me répond. Plusieurs bruits de pas s'approchent derrière et quelque chose me frôle la joue. Je me retourne. Ce n'est pas Charles. Une jeune fille se tient face à moi. Elle sourit. Ses cheveux bruns piquetés de perles blanches sont tirés sur l'arrière de son crane et tombent en de larges anglaises sur ses épaules. Ses yeux bleu-verts vifs, assortis aux rubans qui ornent ses cheveux, tranchent sur la blancheur impeccable de sa robe et de son voile. Je met quelques secondes à réaliser que ce que je vois ne devrait pas exister. Cette personne, à part pour la tenue, est en tout point semblable à moi.
-Ca...thy...
Un rire clair vibre dans l'air frais. Le même rire clair qui me manque depuis ce jour là. Le rire de Catherine. Ma jumelle. Celle qui est morte, comme mes parents et mon oncle, dans un accident de fiacre. Pourtant elle se tient bel et bien devant moi.
-Eh ben, Alice, pourquoi fais-tu cette tête? Tu ne vient pas te joindre à la fête? Papa t'attend pour prononcer son discours, tu sais. Charles m'a envoyer te chercher.
Elle fronça le nez d'un air mi-embêté mi-amusé.
-Je sais que la tradition veut que personne ne porte de blanc à part la mariée, mais étais-tu vraiment obligée de mettre du noir?

En espérant que ça vous à un peu plu. (et qu'il n'y avait pas trop de fautes d'orthographes: Merci à Elyon pour sa relecture!) onegai
Taïto


Dernière édition par Taïto le Dim 06 Nov 2011, 09:50, édité 1 fois
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Messagepar Matt Raikurai le Jeu 03 Nov 2011, 20:58
Bon alors tous d'abord, je dois dire: RESPECT!!! Sérieux, Elyon, Taïto j'adore trop vaut récit love_you franchement, c'est vraiment bien Bravo
Après, je veux remercier Yuki pour la correction Vi
Et Maintenant voila mon récit ^^:



Une Belle Vie



Mes amis, ma famille m'avaient toujours appelé Chris. J'étais un Lycéen de 16 ans.
Souvent les gens disaient que je n'avais pas eu de chance, moi je trouvais que par rapport à certains, j'étais chanceux ; il est vrai que j'ai eu quelques moments dans ma vie où ce n'était pas joyeux mais j'ai toujours fini par retrouver une certaine tranquillité.
Après le Lycée, j'allais voir ma sœur à l’hôpital, qui se trouvait à une demi-heure de mon bahut, mais comme j'aimais bien marcher je ne m'en plainais pas. Cela faisait maintenant 2 mois et demi qu'on a dépisté son cancer, au début cela a été dur mais on a fini par trouver un certain rythme.
Je faisais mes devoirs dans sa chambre, avant c'était impossible car elle était dans une chambre stérile, on devait mettre des gants, des chaussons, une charlotte et je ne pouvais pas amener mes cours. Tous les soirs, avant que mon père ne vienne la voir, je lui racontais ma journée, mes amours et mes cours, je lui demandais souvent de l'aide en Mathématiques, elle avait déjà fini ses études et sa thèse.
Sur la route menant à l'hôpital, on construisait énormément de bâtiments. La zone serait dans quelques mois remplie d'immeubles et de magasins, une route très fréquentée par les camions et les voitures passaient juste à côté de moi.
Je m'arrêtais pour observer le ciel quelques instants, cela m'arrive de plus en plus souvent ces temps-ci, je suis un rêveur qui apprécie les choses aussi simple qu'un beau ciel bleu.
Soudain, un grand bruit attira mon attention, une vive lumière m'éblouit et m'obligea à me protéger les yeux.


Je les ouvris quelques minutes plus tard. J'étais étendu par terre, je me releva et observe les alentours, à la recherche de l'origine de la lumière et du bruit. Je ne la vis pas, par contre je remarqua plusieurs choses en même temps.
Un silence de mort régnait sur la ville, toutes les voitures et les autre types de véhicules avaient disparu, j'avais aussi l'impression que tout était gris et terne, les couleurs vives tel le ciel, le soleil, l'herbe, les arbres, avaient des tons sombres et froids.
Paniqué, je cherchais mon sac à dos, introuvable. Je me mis à courir vers l'hôpital, il n'était plus très loin.
Je courus sans m'arrêter, je remarqua en même temps qu'il n'y avait plus personne dans les rues, même les animaux avaient disparu.
J’arrivais au bout de la rue, l’hôpital se trouvait juste à gauche.
Nouveau choc. Le bâtiment était en flammes, elles montaient si haut qu'elles se perdaient dans le ciel. Je m'approcha en courant ; l'odeur et le bruit du bois en flamme me parvinrent. Je m'arrêtais à quelques mètres, tétanisé.
Des images du passé me reviennent en mémoire. L'immeuble dans lequel je vivais avec mes parents avait été lui aussi la proie aux flammes : des gens hurlaient à l'intérieur. Ma mère était parmi ces personnes, je voulais y aller et sauver tout le monde, mais mon corps refusait de bouger, je restais là, immobile, regardant l'endroit dans lequel j'avais vécu toute ma vie brûlé. Ma mère était décédée alors que je n'avais que 6 ans, et les images de cet incident m'avaient longtemps torturé. Cependant, j'avais appris à vivre avec, mon père et ma sœur étaient toujours là eux, alors que certaines personnes se retrouvaient tout seul après ce genre d'incident. Là encore je me trouvais plus chanceux qu'eux.
L'hôpital continuait de se consumer. J'entendais des cris à l'intérieur, ne pouvant rester là à ne rien faire, je m'élança dans les flammes.
« -Je ne laisserais pas ça se reproduire ! Me disais-je intérieurement. »
Avec ces flammes qui jaillissaient des fenêtres, l'hôpital ressemblait beaucoup à l'immeuble dans lequel je vivais avant.
J'enfonçais la porte, le couloir était lui aussi rempli de flammes et de fumées.
Je courus en me couvrant la bouche et le nez, je fonça vers le deuxième étage, heureusement pour moi, il faisait moins chaud que je ne l'aurais cru.
Je me dirigea vers l'endroit d'où provenait les cris. Une porte entourée de flammes me barrait le chemin, n'hésitant pas, je la percuta violemment avec mon épaule, la porte céda facilement et je me retrouvais étendu une nouvelle fois par terre.
Je me releva doucement, je me trouvais toujours dans l'hôpital mais l’incendie avait disparue comme par enchantement.
La chambre me rappelait vaguement quelque chose, oui le décor, l'emplacement du lit et de l'armoire, la table de nuit qui supportait un vase, la chaise entre le mur et la porte. J'étais déjà venu ici.
Un mouvement attira mon attention, je me tourna et me retrouva en face d'un jeune homme, il devait avoir 17ans tout au plus.
-Toi ! Criai-je.
Je me mis à trembler, la peur étendit de nouveau ses griffes sur moi. L'adolescent sourit d'un air sournois et perfide.
-Je suis content que tu ne m'as pas oublié... même en grandissant, dit-il de sa voix mielleuse en s'approchant doucement.
-Ne t'approche pas de moi ! Hurlais-je de toutes mes forces.
Je reculais contre le mur, entre le lit et la table de nuit. Ce gars, je le haïssais par-dessus tout, je le craignais aussi. Depuis ça, je ne l'avais jamais revu seul, sans ma famille. Depuis mes 10 ans, il n'avait pas changé physiquement. Depuis qu'il m'avait touché, je n'avais plus été le même.
Il s'était approché de moi, l'adolescent n'était plus qu'à quelques centimètres. Il posa sa main droite sur le mur, au-dessus de ma tête. J'avais l'impression d'être redevenu l'enfant que j'étais à l'époque.
-Allé tu te rappelle comme on s'amusait bien, tous les deux, murmura-t-il en approchant sa main gauche de mon pantalon.
Dans la panique, j’attrapais le premier objet qui me tomba sous la main.
-Va te faire ! Dis-je en lui écrasant le vase sur son crâne.
Il tomba à la renverse, le vase se brisa. Je me dressas devant lui, empoignant la chaise qui se trouvait à côté de la table de nuit, je la leva au-dessus de ma tête.
-Tu crois vivre une vie heureuse mais tout n'est qu'illusion, chanta-t-il les yeux écarquillés, mais lorsque tu te rendras compte de la vérité, tu demanderas à la mort de venir te chercher.
Il rigola, ses propos m’avais complétement pétrifié.
-Je m'en fous de savoir si je suis chanceux ou malchanceux, lui répondis-je d'une voix rauque, la chaise toujours au-dessus de ma tête, il y aura toujours pire et toujours mieux mais je ne perdrai pas foi en la vie pour la seule raison que j'ai vécu quelques épreuves. Adieu.
Son sourire s'élargit et j’abattis mon arme improvisé sur sa tête, de toutes mes forces.


Le choc résonna dans toute la pièce. La chaise se brisa en mille morceaux.
Je me releva. La chambre était désormais vide, les meubles et les morceaux de vase avaient disparue, les murs était redevenu blanc. Il avait aussi disparu.
Ne sachant toujours pas où je devais aller et s'il y avait quelqu'un dans les parages, je marchais dans l'hôpital, il semblait bien plus grand que dans mes souvenirs.
Au bout d'un long moment, je m'arrêtais pour me reposer un peu. Je perçus un léger bruit, je me précipita vers l'endroit d'où je le percevais.
En me rapprochant je compris qu'il s’agissait d'un Bip sonore.
J'arrivais devant une porte blanche. Sans plus de cérémonie, j’entrais et je m'avançais dans la pièce.
Un lit se trouvait au milieu de la chambre.
Je me pencha pour voir qui se trouvait dans le lit. Mes yeux se remplirent immédiatement de larmes, je venais de comprendre.
Dans le lit se trouvait un autre moi. Il était relié à une multitude de machines par des tubes en tout genre.
Je regardais pour la première fois - depuis que la lumière et le bruit était apparue - mes mains et mon torse, qui étaient légèrement grisâtre.
A cet instant, je compris que la personne devant moi, était mon corps et que je me trouvais dans le coma.




Voila j'espère que cela vous avez aimé ^^
Matt Raikurai
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Messagepar Sha-chan le Ven 04 Nov 2011, 15:47
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De l’autre côté du miroir

- Sashaaaaa !!! Debout jeune fille ! Tu vas être en retard !

Je souffle, me retourne, enfonce un peu plus ma tête dans mon oreiller. Je ne veux pas me lever, je ne veux pas aller au lycée, revoir les mêmes têtes au regard moqueur et au sourire hypocrite. « Aies du courage Sasha, ne te laisse pas faire, s’ils se conduisent ainsi ils n’en valent pas la peine. Tu ne voudrais pas te faire amie avec des gens aussi superficiels, n’est-ce pas ? ». Ce sont toujours les mêmes mots qu’elle répète, ma grand-mère. Elle est gentille, mais savoir que les ados sont cons ne règle pas vraiment mon problème. Les parents sont cruels. Vraiment. A quoi ils pensaient, sérieusement ? Sasha quoi ! A une lettre près… un nom de mec. Oh non, qu’on ne me répète pas encore que toutes les orthographes de ce merveilleux prénom sont mixtes, sinon je mords ! Je me lève quand même ? Ouais bon, vaut mieux éviter d’être la retardataire, en prime…

Cela fait une dizaine de minutes que je suis plantée devant le miroir, à regarder mon reflet avec hargne. Je te hais Sasha, je te hais d’être comme ça. Tu es plate, tu ne ressemble strictement à rien et tu es faible… si faible que tu me dégoûtes. Juste… Je voudrais tellement avoir le choix ! Ne plus être toi. J’aurais voulu être ce garçon que tout le monde voit dans mon nom. Un mec un peu classe, un peu fort, un beau brun aux yeux bleus… comme mon père quand il était jeune. Je sais que c’est ce qu’il voudrait lui aussi.

Assise à ma place fétiche, dans le coin arrière gauche de la classe à côté du radiateur et de la fenêtre, j’ai envie de me rendormir. Nous sommes trente-cinq cette année, ça fait long comme appel, trente-cinq noms. On est déjà à la lettre N ? Ah, ça va bientôt commencer donc. Ca y est, j’entends mon nom.

- Présente…

Ils se retournent tous, comme à chaque nom, mais le regard intéressé disparait bien vite. Oui, je suis présente, j’ai une tête de mec peut-être ? Mon visage doit s’être crispé un peu trop visiblement, plusieurs curieux se détournent aussitôt. Il y a un gars là-bas devant qui continue de me fixer. Il se demande vraiment si je suis un mec, pas vrai ? Parfait… si c’est ainsi…

A peine rentrée, je me précipite dans la salle de bain et m’enferme à double tour. Je toise mon reflet avec un sourire machiavélique. Ooooh oui, tu as compris ce qui t’attend, pas vrai ? Cette année ça va changer ma chère… Toi et moi, c’est fini ! Je ne serai plus la perdante, la solitaire renfermée sur ses tristes pensées et ses reproches au monde. Il est grand temps d’appliquer ce dicton que j’avais mis de côté depuis si longtemps : « sois plus que tu ne peux être ». Je me saisis d’une paire de ciseaux, inspire profondément et coupe. Les longs cheveux bruns tombent en désordre dans le lavabo et mon cœur s’accélère. Suis-je vraiment sûre de moi ? Est-ce que j’ai vraiment envie d’être quelqu’un autre pendant un an ? Oui. Oui je veux ça. Je veux être libre, ne plus être enfermée dans ma réalité. Des bandes, du scotch, un peu d’habileté, ma poitrine déjà discrète disparait complètement. Je sors de chez moi sans prévenir et part m’acheter quelques armes de guerre.

xxxxx

Ma grand-mère a pleuré quand elle m’a vue ce matin, ça m’a retourné le cœur. Je n’avais pas imaginé que ça lui fasse un tel effet. Mais elle m’a laissé faire, elle a compris. Elle dit que papa serait déçu de voir sa magnifique fille se gâcher ainsi. Cela m’étonnerait grandement, mon père a toujours voulu un garçon. Il m’agace, s’il y tenait tellement, il n’avait qu’à se remarier, il est pathétique à rester fidèle à la femme de sa vie qui l’a jeté en même temps que moi comme de vulgaires poupées ! Je m’arrête, ferme les yeux et soupire. Non, je suis injuste, je sais qu’il l’a toujours aimée, depuis l’adolescence jusqu’à encore maintenant, je sais qu’elle gardera toujours la première place dans son cœur mais… J’aurais voulu qu’il réapprenne à vivre, j’aurais voulu que ses beaux souvenirs le fasse sourire plutôt que pleurer, qu’il soit heureux et qu’il vive, à défaut de pouvoir vivre un amour plus grand, un amour différent. Ca n’aurait pas été la trahir, n’est-ce pas ? Je n’ai jamais vraiment su pourquoi elle était partie, il se contente quand je le demande de dire qu’elle n’a pas voulu nous abandonner, mais qu’il ne pouvait pas lui demander de rester. Je n’y comprends rien. C’est comme si je n’étais pas dans la même dimension que tous ces gens qui m’entourent.

Je me suis installée… Oups, « installé » à ma place préférée, comme hier, et j’ai commencé à griffonner dans un coin de mon cahier en attendant l’arrivée de la prof d’histoire quand quelqu’un s’est incrusté brusquement dans mon espace vital, claquant les deux mains sur la table pour me toiser de haut, un peu trop proche de moi. Le gars de l’appel… Je me redresse, prenant un air arrogant et une voix plus grave, et lui dit avec un semblant de désintérêt :

- Tu pourrais faire un pas en arrière ? Désolé de te décevoir mais je ne suis pas gay.

Tout le monde ricane, le gars s’écarte vexé et retourne s’asseoir. De toute la journée, il se retourne souvent vers moi, jetant des regards étranges, un peu comme soupçonneux. Assurément il n’est pas gay, je ne l’ai jamais pensé, mais son intérêt pour moi a quelque chose de dérangeant. Néanmoins, mon « plan » fonctionne. Les autres se comportent normalement avec moi. La vie est tellement plus simple au masculin !

Trois jours ont passé et Allan - c’est le nom du gêneur - a essayé à plusieurs reprises de satisfaire sa curiosité mais je suis resté distant, feignant de toujours le trouver louche, et il n’a pas osé insister. Mais qu’est-ce qu’il me veut au final ? Qu’est-ce qu’il cherche à découvrir avec ses regards pas si discrets ? Je pousse la porte de la maison, assez content malgré tout d’être arrivé au weekend sans avoir de problèmes avec qui que ce soit en cours. Mais aussitôt la porte passée, je tique. Une veste de costume, des chaussures cirées, un attaché-case… Je fais deux pas en arrière et confirme mes soupçons en voyant la grosse voiture devant l’entrée. Papa… Qu’est-ce qu’il fait là ?

- Alors c’est vrai, tu te travestis maintenant… Enfin Sasha mais qu’est-ce qu’il te prend ? Je ne comprends pas !
- Eh bien comme ça on est à égalité ! je rétorque sans hésiter.

Il me regarde, complètement perdu, et je m’énerve brusquement. Je lui balance toutes mes pensées, mes impressions. « Tu voulais un fils, ben voilà tu en as un ! », « Pourquoi je devrais me justifier ? Tu le fais toi peut-être ? ». Les reproches fusent et je m’en veux à chaque mot, mais je ne peux plus m’arrêter. C’est comme si être un garçon me rendait plus fort, plus agressif. J’en veux à mon père, à ma mère, à tout le monde. Mes grands-parents sont sortis et cela me soulage. Au moins, eux s’intéressent vraiment à moi, tel que je suis, garçon ou fille. Mon père ne répond plus, il se sent pris en défaut et puis, d’un coup, il sort de la pièce. Il revient un peu plus tard, une boite dans les mains.

- Voilà. Tout ce que contient cette boite, c’est la raison pour laquelle ta mère est partie, et pour laquelle je l’admire. Fais-en ce que tu veux mais ne me le dis pas. Je parlerai à ma fille quand elle reviendra, tu n’es pas l’enfant que j’ai élevé.

Je reste choqué. Pourquoi est-il si froid ? Pourquoi me renie-t-il ? Je ne dis rien, je lui en veux. S’il ne peut pas m’accepter tel que je veux être, alors tant pis. S’il est superficiel à ce point, il n’en vaut pas la peine.

Mon père parti, je reste un moment à tourner en rond dans le salon, énervé et pensif. A un moment, mon grand-père ouvre la porte et me regarde gesticuler. Il avise la boite et soupire, puis murmure quelque chose, que je ne vis pas dans le même monde. Je ne comprends pas. En quoi mon monde est-il différent du leur ? Qu’est-ce qui fait la limite infime et invisible entre ces dimensions si semblables mais apparemment si différentes ? Cette boite, détient-elle la réponse ? Je ferme les yeux, j’inspire longuement, puis je reporte mon regard sur son contenu. Des cassettes, des CDs, des feuilles de papier glacé roulés ou pliées soigneusement… Tout ce que j’ai toujours voulu savoir sur ma mère se trouverait là ? Ca me semble trop facile. Mais je veux savoir. Et à la fois, je ne le souhaite pas. Pourquoi devrais-je me rapprocher de celle qui m’a abandonné ? J’avais quatre ans, je ne m’en souviens pas vraiment. Tout ce que je sais c’est que je n’ai plus jamais voulu entendre parler. Et là, mon père me donne cette boite, ce paquet empli de tout ce que j’ai rejeté pendant douze ans. J’ai peur d’être aspiré dans un trou noir si j’y touche. D’entrer brusquement dans leur dimension, de devenir l’une de ces créatures pathétiques.

xxxxx


J’ai tout ouvert, tout regardé, tout écouté… Je suis si faible que je me débecte. Il y a ce DVD en particulier, un vieux DVD de mauvaise qualité, que j’ai regardé plusieurs fois. Il tourne encore en ce moment. Je la déteste. Non… Je ne peux pas le nier… C’est magnifique. Mais… la musique embrouille mes pensées et je regarde sa silhouette gracieuse tournoyer, souriante, des étoiles dans les yeux. Comment peut-elle être impunément heureuse après m’avoir abandonnée ? Abandonné. é. je ne suis plus une fille et surtout pas la sienne ! Et mon imbécile de père qui l’admire ?! Brusquement, je me souviens. Je ne sais plus quand c’était, avant mes dix ans probablement. Mon père au téléphone, dans la pièce d’à côté. Il disait « Elle dit que si tu apparais devant elle, elle te tuera. Si elle te reconnait. … Je sais, je suis désolé. Tu m’as demandé d’être honnête et je t’ai promis de ne pas te mentir. Elle me fait regretter cette promesse. … Oui… mais je voudrais que tu souries toujours… ». Et puis juste une sensation d’écœurement persistante. Je me souviens de mon opération, à treize ans. Il y avait une femme dans la pièce et j’avais demandé qui c’était à mon père. Elle avait répondu « Personne, une amie » et elle était sortie. Maintenant je la reconnais. Mais je la hais, je la hais… Elle me manque. Est-ce de ma faute ? Ai-je vraiment dit que je ne voulais plus jamais la revoir ? Qui a abandonné qui ? Plus je pense, et je vois son visage partout ! Chacun de mes souvenirs est comme trafiqué, déformé, comme si il en existait plusieurs versions. Epuisé, je m’endors là, dans le fauteuil, devant le spectacle qui n’en est pas à la moitié.

Il m’énerve. Il me met prodigieusement hors de moi. Ce mec à un don pour me pourrir la vie. Oui, c’est bien d’Allan que je parle. Il ne me lâchera donc jamais… Nous sommes en cours, lundi matin, et il semble bien décidé à me ruiner l’existence.

- Eh Sacha, ne reste pas dans ton coin, donne ton avis ! Combien tu lui mets à Laurie ?
- Eh Sacha, tu viens jouer au poker avec nous à midi ?
- Eh Sacha, attrape !

Je me retourne brusquement et tente de rattraper la trousse lancée à pleine vitesse vers ma tête. Trop tard. Je me la prends, je trébuche et m’écroule au sol avec un cri étouffé. Je suis certain qu’il l’a fait exprès. Mais il me sert encore son sourire hypocrite et me tend la main pour m’aider à me relever. Tout le monde me regarde, je suis comme en plein procès. Ils me jugeront sur ma réaction. Alors je saisis la main tendu et réponds à ses excuses avec un rictus mal imité. Mais tout ne se passe pas vraiment comme prévu. Il me tire si fort que je me retrouve plaqué contre lui et il me glisse à l’oreille :

- Je l’ai fait exprès…
- Pas besoin de le préciser, je grogne, mais j’aimerais bien comprendre pourquoi tant d’animosité à mon égard.
- Animosité ? Allan éclate de rire. Oh non sûrement pas ! Mais vraiment, tu croyais que tu me ferais croire que tu es un mec ? Franchement… Il de suffit pas de bander ta poitrine et de parler au masculin pour être convaincante ! J’avoue que tu es bonne actrice, personne ne savait vraiment sur quel pied danser et avec ton regard de tueuse en série, ils n’auraient pas osé demander. J’avais juste besoin d’une preuve !
- Une preuve ? Et laquelle ?

Je prends un air moqueur et sûr de moi, tout le monde semble perplexe et il est évident qu’il était le seul à s’en douter jusqu’à présent. Il me regarde, son air sérieux ne me dit rien qui vaille. Qu’a-t-il trouvé ?

- Un jour, je voudrais que tu me pardonnes…

Et il soulève mon t-shirt avant que j’aie eu le temps de réaliser ce qu’il m’arrive. Mon petit monde parfait vole en éclat devant la stupeur de mes camarades de classe. Cette fois, maa réputation est définitivement foutue. Cette année va être encore pire que les précédentes, je vais vivre un enfer. Je rabaisse mon vêtement et frappe violemment son épaule. Il se crispe mais ne bronche pas. Je suis à bout de souffle, les larmes me montent, j’ai envie de le jeter par la fenêtre… Lui pardonner un jour ? Il espère quoi ? Il faut que je sorte d’ici.

Appuyée contre un mur dans un couloir peu fréquenté du lycée, je laisse libre court à ma colère. Je jure, insulte, maudis tout ce qui m’entoure à voix haute et les rares personnes qui passent s’écartent de moi. Puis, adossé au mur d’en face, je le vois qui m’observe avec ce regard insistant, dérangeant.

- Calmée ?
- Non.
- Tu veux savoir pourquoi je t’ai dénoncée ?
- Rien à foutre.
- Le jour de la rentrée, quand le prof a fait l’appel et que je t’ai vue…
- J’ai dit : rien à foutre !
- C’est pas parce que tu ne m’écoutes pas que je ne peux pas parler.
- Dégage !
- Ce couloir est à tout le monde.
- Bordel mais fous moi la paix ! je hurle.
- Quand j’ai vu ce visage rempli de colère, ça m’a frappé d’un coup, comme ça. Sans comprendre pourquoi. Quelque chose dans ton regard, je suppose… Enfin, ça ne faisait aucun doute que tu étais une fille, il faut être con pour se laisser abuser, franchement. Mais bon… Je suis désolé, ce que j’ai fait était égoïste.
- Egoïste ?

Merde. je me suis laissée avoir, j’ai réagi, je ne peux plus faire semblant de ne pas tenir compte de son existence.

- Ouais. J’ai pas pensé que peut-être tu puisses réellement souhaiter devenir un mec. J’ai pas réfléchi au mal que je pouvais te causer. J’ai juste… Tu sais, ça le fait pas vraiment de draguer une fille quand tout le monde la prend pour un gars. Aaaaah j’ai bien merdé hein ?
- Draguer ? Moi ? Je ris amèrement.
- Ouais, toi. Quelque chose dans tes yeux m’a dit que tu étais quelqu’un d’intéressant. j’ai craqué sur toi.
- Eh ben moi, je te déteste.
- C’est pas un problème.
- Ah ?
- Je ferai de mon mieux pour que tu changes d’avis. Et si je ne parviens pas à te séduire, ou si tu as des vues sur quelqu’un d’autre, tant pis. Mes efforts ne seront pas vains si tu as assez d’estime pour moi que pour considérer mes sentiments comme un compliment.

Allan rit, se passe la main dans les cheveux avec un air gêné et s’en va. Je reste plantée là un instant, de surprise. En fait, c’était plutôt un long moment, en vérité. Je regardais devant moi et j’avais l’impression qu’il y avait une poussière en suspension juste devant mes yeux. En la chassant de la main, j’ai griffé le voile un peu plus. Le voile entre moi, enfermée dans une dimension de rancœur et de solitude, en pleine crise existentielle et le reste du monde, les gens qui rient, qui ont des rêves, qui aiment… qui vivent.

Alors j’ai fait demi-tour, presqu’en courant. Je suis allée récupérer mon sac et même le prof n’a pas tenté de me retenir quand je suis ressortie du local. Assis à sa place, Allan a souri. Je crois qu’il l’a vu dans mes yeux, que la brume s’était dissipée d’un coup, que je voulais enfin faire le pas et découvrir leur monde. J’ai sauté dans un bus, puis dans un train, et finalement je suis rentrée chez moi. Chez mon père plus précisément. Je vis chez mes grands-parents pour être plus près du lycée, c’est ça d’en changer cinq fois. J’ai ouvert la porte, je suis entrée et j’ai foncé droit vers le bureau. Mon père était là, perdu dans ses pensées. Il ne m’avait pas entendue. J’ai posé la question, celle que j’aurais dû poser depuis le début.

- Pourquoi ?

Il s’est retourné, surpris, et j’ai vu dans ses yeux mille sentiments contradictoires. J’ai répété.

- Pourquoi tu l’as laissée partir si tu l’aimais autant.

Et là, il a souri. Il m’a désigné une chaise, m’a fait face et a commencé à parler.

- Tu sais, Sasha, lorsque j’ai rencontré ta mère, je suis très vite tombé amoureux d’elle. Elle, elle était engloutie par sa passion et j’ai cru qu’elle ne me voyait pas. Puis un jour, elle m’a laissé entendre que j’avais mes chances, et j’ai foncé. Lors de notre premier rendez-vous, je me suis dit que je pourrais l’épouser sur le champ. Mais elle ne m’a jamais caché que sa passion passerait toujours en premier, quoi qu’il arrive. Je n’y croyais pas vraiment. Et puis, le temps a passé, et tu es arrivée. Et un jour, elle a reçu cette proposition pour un ballet. La Russie, c’était son rêve de toujours ! C’est arrivé juste au moment où elle allait vraiment y renoncer. J’ai vu la tristesse dans son regard et je me suis dit « Ce n’est pas ça que je veux. Je veux être avec elle nuit et jour, jusqu’à la fin de ma vie, mais pas si cela doit lui coûter son sourire. ». Bien sûr, ta présence rendait les choses plus compliquée mais... Personne ne devrait jamais avoir à abandonner ses rêves, sa personnalité, pour rien au monde. Et tu n’étais pas seule, nous étions là, tes grands-parents et moi. On n’a jamais voulu que tu en souffres, on n’avait juste pas conscience que tu ne pouvais pas comprendre ça à quatre ans.
- Alors tu penses qu’un rêve ça vaut plus qu’une famille ?
- Non… mais je pense que pour qu’une famille soit heureuse, elle doit être un rêve. J’ai voulu forcer ta mère à avoir le même rêve que moi, mais nous ne pouvions juste pas finir ensemble, je suppose. On s’accordait sur tout, on s’aimait plus que tout, mais parfois… Parfois la plus belle preuve d’amour que l’on peut offrir c’est de laisser celle qu’on aime libre.
- Tu l’aimes toujours autant ?
- Je l’aimerai éternellement, même si je rencontrais quelqu’un d’autre que j’aimerais, elle resterait toujours présente dans mon cœur et ma mémoire.
- Alors tu n’es pas malheureux qu’elle soit partie ?
- Non Sasha, au contraire, je suis heureux quand je la vois danser, je suis heureux quand elle m’envoie un lettre pleine d’entrain, je suis heureux quand je vois à quel point tu lui ressembles… Je suis un homme heureux Sasha.

J’ai regardé mon père, j’ai pensé à Allan, je me suis souvenue des vidéos des ballets de maman, et j’ai posé l’autre pied dans cette dimension étrangère. J’avais tort sur toute la ligne. Ils ne sont pas pathétiques, c’est moi qui l’étais. Je ne voyais rien, je ne voulais pas comprendre. Je rejetais tout plutôt que d’essayer. Mais les choses vont changer. Je me jette dans les bras de mon père en lui demandant pardon, en lui disant merci, et son sourire me ravit. Mais je n’ai pas le temps, j’ai trop de choses à faire. J’ai une nouvelle dimension à explorer, une nouvelle moi à créer….

xxxxx

Pendant tout le cours, j’ai été incroyablement mal à l’aise. Pas à cause des moqueries sur ma période de travestie, je crois que je les ai bien méritées celles-là, mais à cause du mot que j’ai glissé dans l’agenda d’Allan.

« Je voulais te remercier, pour m’avoir dénoncée et puis surtout pour m’avoir fait réaliser que je ne voyais pas les choses telles qu’elles sont vraiment. Et puis désolée… Je t’ai menti, je ne te hais pas vraiment. J’étais juste en colère, un peu bouleversée sans doute… Je suis désolée, je ne peux pas répondre à tes sentiments et pourtant, je le souhaiterais vraiment. Mais si tu es aussi obstiné que tu le prétends, alors peut-être… »

Puis, au verso, je me suis laissé aller à un peu de poésie. J’ai un peu peur d’en avoir trop fait, mais ça fait tellement de bien de se laisser aller et de juste dire ce qui nous passe par la tête sans y réfléchir, sans raisonner les mots et les dompter à une logique quelconque…

Fais-moi rire, fais-moi pleurer,
fais-moi croire, et puis douter,
fais-moi peur, ou bien envie,
brise mon cœur, défais ma vie,
change le monde, fais-moi rêver,
peu importe, fais-moi t’aimer

Allan a vu le mot, il vient de le lire et se tourne vers moi, articulant silencieusement « compte sur moi » avec un petit geste du pouce et un sourire amusé. Du moins c’est ainsi que je le vois. Je lui souris en retour et me penche sur mon cahier pour ne pas éclater de rire. C’est extrêmement agréable de ne pas se chercher de raison d’être de mauvaise humeur. J’ai réellement l’impression d’avoir atterri dans une autre dimension. Je joue distraitement avec ma boucle d’oreille… Oui, j’en ai enfin achetées hier ! C’est joli, vous ne trouvez pas ?




Oui, j'ai conscience du côté un peu guimauve de mon histoire et j'ai conscience aussi que pour le thème, ça peut faire hors sujet mais c'est ce que ça m'a inspiré et j'espère que d'utres que moi feront un lien et rentreront un peu dans le truc. Une petite dédicace à Sacha, une amie de mon cours d'espagnol, qui m'a inspirée ^^

Je lirai les posts de tout le monde plus tard, il en manque encore plusieurs!
Sha-chan


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Messagepar Canari le Sam 05 Nov 2011, 15:35
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La carpe

Millie jouait tranquillement dans l'immense jardin qui entourait le manoir. Elle rêvassait au milieu des hautes herbes en se demandant quand les membres de sa familles auraient terminés leur réunion. Du haut de ses 9 ans, elle avait bien compris que son grand-père était mort et tous ses proches étaient mécontent ou agacé par la situation. Pour Millie, elle était partagée entre un sentiment de tristesse et de solitude ou de soulagement pour son grand-père, il pouvait enfin trouver la paix et ne plus avoir à supporter les autres membres de la famille. Elle aimait beaucoup son grand-père et elle avait passé beaucoup de temps avec lui. Il lui répétait souvent des phrases sans queue ni tête comme "si le poisson ne peut pas voir les racines, il lui suffit de contourner le problème Millie". Elle rigola en se remémorant ces phrases qu'elle ne comprenait pas.

La petite fille se rapprocha de l'entrée principale pour essayer de voir si la réunion se terminait bientôt, mais elle tomba nez à nez sur sa mère en robe noire avec un chignon serré dans les cheveux. Celle-ci prit un air sévère :

"Ne va pas trop loin, tu vas venir avec nous après.
-Je veux pas !"

Millie fixa sa mère en fronçant les sourcils, puis parti en courant. Elle n'aimait pas ses parents, ils étaient rarement à la maison et les seules fois où ils y étaient, ils ne faisaient pas attention à elle. Avant elle restait toujours collée avec son grand-père et ils faisaient souvent des mauvaises blagues aux passants ou entre eux, mais maintenant elle se retrouvait bien seule.

Millie parti se cacher à côté de l'étang qui se trouvait dans le jardin. Elle se déshabilla et plongea au milieu des poissons, elle resta un moment au fond de l'eau avant de remonter à la surface. Millie se laissa aller en repensant à son grand-père, elle se souvint qu'il lui disait souvent "tu es ma carpe pour choisir le bon chemin Millie, avec toi, je suis sûr de ne pas me perdre !". Elle avait souris à cette pensée, elle n'avait jamais eu l'impression d'avoir indiqué un quelconque chemin à son grand-père.

Elle entendit un bruissement de feuilles sur sa droite, elle tourna brusquement la tête et vit que ce n'était que son oncle. Millie se détendit et regarda son oncle s'assoir au bord de l'eau. Son oncle était le dernier membre de sa famille avec qui elle s'entendait, seulement il n'était pas souvent présent au manoir familial et habitait trop loin pour qu'elle puisse aller le voir.

"Tu comptes rester dans l'eau encore longtemps ?"

Millie sourit et plongea au fond de l'étang avant de remonter vers le bord pour récupérer ses vêtements. Elle se rhabilla rapidement sans prendre la peine de se sécher et s'assit à côté de son oncle. Ils restèrent un moment comme ça sans rien dire en regardant l'eau, puis Millie demanda :

"Ca se passe bien à la réunion ?"
-Pas vraiment, des histoires d'héritages. Ils n'ont pas changé depuis la dernière fois que je les avais vu. "

Millie acquiesça et se leva d'un bont : "j'ai faim !".
Son oncle sourit et se leva à son tour pour suivre sa nièce qui se dirigeait vers l'entrée de derrière du manoir. Ils entrèrent dans la cuisine où ils mangèrent des bouts de pains qui étaient restés là. Son oncle soupira et caressa gentiment la tête de la petite fille.

"Je te laisse là, je vais voir où ils en sont avec leurs histoires."

Son oncle parti vers le salon à contre coeur et Millie prit un bout de pain avant de ressortir s'assoir au bord de l'étang où elle donna quelques morceaux de mis aux poissons.

-----

Millie était resté un moment dehors et la nuit commençait à tomber, elle se releva et rentra au manoir en passant par la porte de derrière. Elle vit que les lumières dans les chambres étaient allumées et qu'il n'y avait plus personne au salon, ils avaient dû terminer leur réunion il y a maintenant un moment. Millie se dirigea vers le hall d'entrée pour monter les escaliers qui menaient à sa chambre quand elle se retrouva devant sa mère qui avait l'air de l'attendre. Celle-ci la fixa avant de dire :

"Tu n'arrives que maintenant ?! Tu ne peux pas faire ce que tu veux dans la vie, il va falloir que tu le comprennes !"

Le mot "sacrifice" vint à l'esprit de Millie à ce moment là. Elle se rappela que depuis la mort de son grand-père, les membres de la famille n'arrêtaient pas de se disputer à propos d'un secret que son grand-père aurait emporté dans sa tombe. Sa mère s'imaginait surement que Millie saurait quelque chose, étant toujours accrochée à son grand-père de son vivant...
Millie eu à un nouveau un flash avec le mot "sacrifice" lui revenait à l'esprit. elle se précipita dans les escaliers en dépassant rapidement sa mère qui lui parlait toujours et alla s'enfermer dans sa chambre. Elle s'arrêta derrière la porte après l'avoir fermée à clef, des frissons lui parcourant tout le corps.
Elle sursauta quand quelqu'un toqua à la porte mais elle fut rassurée d'entendre son oncle lui demander d'entrer. Elle ouvrit et le laissa entrer avant de refermer la porte à clef et de se jeter dans ses bras. Son oncle la sentit trembler dans ses bras et attendit qu'elle se calme en lui caressant doucement la tête.

"Qu'est ce qu'il t’arrive ?
-Maman m'a fait peur... Enfin... Je sais pas ! Mais j'ai eu peur..."

Son oncle la serra dans ses bras et s'assirent dans sur le lit. Un bref instant, Millie crut voir de la tristesse dans les yeux de son oncle pendant qu'il la regardait. Elle sursauta à nouveau quand elle entendit la voix de sa mère derrière la porte. Son oncle lui chuchota d'aller se cacher pendant qu'il allait ouvrir. Millie se cacha derrière le lit et s'accroupit en regardant à travers les barreaux en direction de sa mère et de son oncle qui avaient l'air de se disputer. Elle tourna la tête sur le côté et regarda le tableau de son oncle accroché au dessus de sa cheminée représentant une carpe.
Une carpe.
Millie garda les yeux fixée sur la carpe et repensa à la signification de "sacrifice". Elle réfléchit à toute vitesse et elle réalisa qu'un blanc dans sa mémoire subsistait. Millie regarda à nouveau la carpe et cette fois, elle eu les yeux pétillant. Elle venait de comprendre quelque chose, ce que son grand père lui disait.
Elle se précipita vers la fenêtre et l'enjamba en s'accrochant aux rebords pour ne pas tomber. Elle se déplaça en direction de la salle située derrière sa chambre. Elle vit sa mère et son oncle sur le rebord de la fenêtre de sa chambre paniqués et sa mère criait comme une folle. Millie se rapprocha de la fenêtre voisine, l'ouvrit et s'y glissa à l'intérieur.
Elle se trouvait maintenant dans une chambre ressemblant exactement à la sienne mais sans porte. Elle se dirigea vers la cheminée et vit une petite pierre blanche au fond, elle appuya dessus et vit la pierre bouger. Un mécanisme s'actionna et le fond de la cheminé laissa place à un mur blanc lumineux. Millie sourit et s'y jeta dedans.

Elle était repartie de la même manière qu'elle était venue.





J'ai enfin fini ! \o/

C'est peut être un peu court... J'ai pas écris tout ce que je voulais vraiment écrire, mais ça aurait été un peu long, puis bon... J'espère que c'est pas trop mauvais en tout cas ! =X

Bon et maintenant je vais enfin pouvoir lire ce que vous avez fait ! x)
Canari
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Messagepar Invité le Sam 05 Nov 2011, 18:20
Bon aller à moi !

Zombies


Cette nuit-là, je ne l'oublierais jamais ! J'habitais dans une ville perdue. Mon collège n'était pas un internat, non, mais pourtant cette nuit-là nous étions bien dans le collège. J'étais avec Dorian, Augustin et Clara. Nous avions tous amené nos sacs de couchage, oreillers, ...
Nous étions installés à l'étage devant notre paradis : le CDI. Nous nous endormirent dans les environs de minuit. Dans la fin de la nuit, réveillés en sursaut, nous descendîmes dans le hall. Là, nous découvrîmes un spectacle tiré d'un film d'horreur ! Des fantômes, des zombies et le corps mort d'André Malraux : et oui après tout c'était le nom du collège. Nous courûmes dans tout le collège poursuivis par ces horribles revenants. Quand nous revînmes en haut, nous entrâmes dans le CDI nous cacher. Nous ne savons pas comment ils arrivèrent à entrer à l’intérieur de la pièce pourtant fermée à clé. Ensuite nous ressortîmes sachant que cela ne servait à rien de se cacher.
Un zombie arriva en plein sur Dorian ce qui le transforma en zombie-jardinier. Nous prîmes peur et nous continuâmes notre course folle dans le collège. Un autre atteignit Augustin qui devient lui aussi un zombie-jardinier, cela nous affola et avec Clara nous partîmes sans un remords vers le fond du collège. Quand nous atteignîmes l’escalier un fantôme fonça sur Clara et elle devint très pâle en cinq petites minutes. A partir de ce moment-là ma vie changea enfin presque … Je me mis à courir le plus vite que je n’avais jamais couru et je battis le record du cent mètres – positivons un peu dans cette histoire de fous – et là malgré mes efforts un zombie me mangea le cœur et fondit en moi. Je devins alors le zombie-süBeste.

Le lendemain, le seigneur Urian nous invita à une fête qui se déroulait sur une haute montagne d’un pays voisin au nôtre. Nous y allâmes donc. Cette fête se fit la nuit du 30 avril au 1 mai. Quand nous arrivâmes, nous vîmes des sorcières. Des avec des nez pointus, des avec des verrues, des avec des vêtements déchirés, d’autres encore nues et pour finir des belles et des moches, des jeunes et des vieilles.
Nous fîmes un très grand feu où l’on fit cuire des enfants, des parents et des vieillards. Nous les mangeâmes avec des sauces épicées. Nous bûmes du sang, des boissons diaboliques, nous dansâmes sur une musique flippante qui faisait rire les sorcières et le seigneur Urian ... A la fin de la sauvage fête, nous repartîmes chez nous sur un des rennes du père-noël (et oui chez nous il existe) !
Deux jours après, quand nous revîmes au collège, nous étions de nouveaux des élèves normaux ! Impossible d’expliquer ce qui c’était passé. Nous reprîmes donc une vie à peu près normale, ce qui fut de courte durée.
La semaine qui suivit fut une horreur ! Des zombies et des fantômes attaquèrent les collégiens, qui n’avaient rien demandé. Ils allèrent, donc, tous à l’hôpital –les pauvres- et y finirent leur vie.
Quand à nous, nous finîmes notre vie dans la haine et la mauvaise humeur, nous nous mariâmes jamais et n’eûmes aucuns enfants. Et oui ça change un peu de d’habitude !
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Messagepar Canari le Dim 13 Nov 2011, 23:47
La joute étant à priori fini, j'suis la première à commenter ! Huhuhuhu....

Bon bon... J'vais commenter dans l'ordre, même si dans l'ensemble ça a été un peu lugubre tous les textes j'ai trouvé, y a juste Kyandi qui m'a beaucoup fait rire pour la fin XD ya-ouh


Elyon déjà... T'as l'air de l'avoir construit de façon recherché ton texte, du coup j'sais pas trop si y avait une manière particulier de le lire ou pas ? L'ai lu simplement, mais c'était vachement bien tourné et tout ! Ai beaucoup aimé ! Même si comme premier texte à lire, ça entre effectivement très bien dans le lugubre et le glauque XD


Et Taïto j'ai bien aimé aussi ! Mais ça manquait d'un peu de surprise, on devine assez rapidement la fin, c'est dommage, mais les personnages étaient bien sympas ! x)
Puis dans l'ordre de lecture ça repose après le texte d'Elyon XD


Pour Matt on retombe un peu dans le glauque et en plus dans le concentré cette fois, j'ai eu du mal à tout lire d'un trait sans revenir en arrière, sinon c'était chouette à lire... Mais j'pense que t'aurais pu plus détailler certains passages pour les rendre plus clair à moins que c'était le but d'embrouiller un peu avec la dose de contenu ? XD


J'saute Sha parce que je l'ai lu en dernier et j'passe direct à Kyandi ! o/
Là Kyandi... J'me suis vraiment marrée en lisant ton texte... Du gros délire XD J'ai eu un peu de mal à retenir qui est qui... Puis d'un coup y a seigneur sorti d'on ne sait où... Oo Mais ça m'a trop fait marrée de lire la suite des enchainements ! Et j'aime beaucoup la morale de ton histoire ! x)


Et enfiiiin pour Sha... Haaan vrai que j'ai moins aimé celui là à ceux que je lis d'habitude, un peu plus dans leee... Heuu... J'sais pas... Mais moins dans le... J'me retrouve dans "Finissez vos phrases" là, huuu bref XD
Non bref j'ai bien aimé ça reste bien écrit et tout, mais j'ai surtout moins accroché... Etoo
Mais me tarde de voir tes prochains textes quand même Sha ! Continuuuuue ! *mode pompom perso de Sha*


C'est dommage qu'on ait pas eu le texte d'Amuro, mais on verra pour la prochaine joute ! Surtout qu'il y a l'air d'y avoir de plus en plus de monde ! ha-ha !

Bravooooo les geeeens, c'était chouette !! Bravo kampaï
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Messagepar Taïto le Ven 18 Nov 2011, 16:55
Bon.bon... bonbon... bon.
Me suis rendue compte que plus on allait vers la fin, moins c'était glauque (plus ou moins, mon classement n'est pas vraiment fiable) donc: Commençons par la fin pour terminer par le glauque.

Kyandi: Zombi Attack!! O_O
Je crois que ton texte est celui qui sort le plus du lot. Pas de glauque, pas de lugubre même avec l'apparition de zombi et de sorcière mangeuse d'enfant. Que du fun. Je crois qu'après avoir lu tous les textes, le première chose que j'ai pensée a été: "Mais What The Fuck?!! Oo "
Idée très originale mais une façon d'écrire un peu hacher (ou peu être que c'est juste mon cerveau ramolli... ^^" ) avec des formes un peu improbables du genre: nous courûmes (j'aurais été incapable de conjuguer le verbe courir comme ça Oo) qui encrent encore plus ton texte dans un style particulier. Je serais pas dire si c'est un bien ou un mal, mais le résultat est surprenant!




Cana: La 4e Dimention fear
Je comprend que tu es été déçu par mon manque de rebondissement! Tu nous tiens en halène d'un bout à l'autre et sans nous laisser un seul indice qui nous permettrait d'imaginer la suite (D'ailleurs, il reste encore quelques trous à expliquer... mais c'est normal si t'as pas écrit tout ce que tu voulais mettre) et à la fin, ça donnait juste envie d'écouter le générique de la série 4e dimension XD
En général j'ai une dent contre les mioches chiants vampire mais là, elle serait presque attachante ta Millie! XD




Sha: Kyaa! hiii
Je suis pas une lectrice assidue de tes fanfic et autre donc je peux pas comparer Euh
Mais j'ai bien aimer ton texte. Mon côté guimauve à été emballé. ohhh (le poème qui part en live à la fin XD )
Bien écrit, fluide, on comprend tout et on a qu'à ce laisser porter par le rythme et profiter du film.
Sinon, je dirais que ça rentre bien dans le sujet (qui était vraiment très trèèèèèèèès large). Après tout on a un parallèle entre une vie de fille et une vie de garçon et un autre entre sa vie de recluse paumée qui arrive pas à profiter de la vie et sa vie de lycéenne à peu près normal.




Ore-sama [Moi-même]: Euh... bah... hmmm... Y a pas de titre... héhé! Euh





Et nos deux grand gagnant du concours "Qui a écrit le truc le plus glauque":

Matt: Un personnage gentil et chanceux ayant une belle vie sympathique et sans histoire j'adore
(comment ça il a été violé, a sombré dans le comma et a perdu sa mère dans un incendie?! O_O ) J'ai beau déconner sur ça à chaque fois que j'en parle, j'ai beaucoup aimer l’ambiance et l'histoire.
Quelques fautes de conjugaisons qui donne des trucs bizarres ("... je me releva et observe les alentours") mais ça gêne pas la compréhension et il y en a quand même peu alors on s'y fait. Comme pour Sha, c'est agréable à lire quoi que peut être un peu plus ardu à comprendre (mais c'est pas un mal, ton histoire est beaucoup moins linéaire et le thème aide pas à faire simple XD)





Elyon:
mdead serait un bon résumé.
Une scène de bataille magnifique et poignante comme tu sais en faire. héros
Ton perso ressemble pas mal à Nwalme alors je me sens peu être un peu plus proche d'elle que les autres lecteurs mais je trouve qu'on s'y attache bien, même en peu de temps.
On a pas le temps de reprendre son souffle mais ton style est assez fluide pour qu'on ne se perde pas en route.
Intense et tragique et mortel. Tout ce que j'aime. Mais dommage que ce soit si court! (remarque je commence à m'habituer à ton train d'enfer XD)






Voila, je crois que j'ai fais le tour.
Donc bravo tout le monde!
Banzaiiiiiiii ya-ouh
Et a vous les commentaires! N'hésitez pas. Surtout ceux qui n'ont pas participé!!

PS: si personne ne vient donner son avis, je viendrais vous chercher avec quelques occupants de la serre... evil
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Messagepar CurryBot le Sam 19 Nov 2011, 08:56
Bon j'avoue quand même le truc de matt est un peu abusé XD sinon après les autres sont toutes aussi bien les unes que les autres. je vais dire asengamhlophe,kotlym sezne,wadhayoon mubarkoon, felisitasyon[Félicitation en zoulou,tatar,sindhi et créole haïtien d’où l'écriture space de félicitation] à tout le monde Bravo
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Messagepar Matt Raikurai le Sam 19 Nov 2011, 10:35
Bon a moi de commenter alors ha-ha !
Premièrement, je trouve que tout le monde écrit vraiment bien, chacun sont style mais il est toujours compréhensible et agréable à lire ^^

Déjà Elyon, c'était Oo', magnifique j'adore j'ai adoré le combat, j'aurais bien aimé en savoir un peu plus sur le monde de ton récit mais cela lui donne un plus qui le rend encore plus... glauque XD Bravo
J'ai surtout apprécié la vitesse avec laquelle on s’attache à ton personnage, même si au début je me suis demandé qu'elle était ce texte XD

Ensuite, Taïto, j'ai beaucoup aimé ton histoire, surtout la longueur à laquelle arrive le fantastique, jusqu'à la fin on se demande ce qui va arriver... et quand ça arrive, ben je me suis dit: "Maaah la chanceuse, elle peut revoir sa sœur !!!" non vraiment j'ai bien aimé Bravo et puis ton personnage principal m'a beaucoup plus hiii ( ta pas son numéros de tel ? Ah non mince elle vit pas dans notre monde -_- raah j'ai jamais de chance mdr).

Bon après le troisième texte, c'est le mien... Donc oui, c'est du glauque mais malheureusement, la plupart des trucs qui sont dans le texte sont des expériences qui sont arrivés à des personnes que j'ai rencontrés il y a longtemps et qui lorsque je l'aie apprit ce qui lui/leurs était arrivés, ça m'avais beaucoup marqué. C'est surtout une dédicace à eux qui malgré tous ce que la vie leur à infligés, ils ont toujours gardés le sourire, profitant de la vie à fond... Bref des exemples. ^^. Ah oui pour la conjugaisons, en fait j'ai eu un dilemme lorsque j'ai écrit le texte, je n'arrivais pas à me décider de l'écrire au présent ou au passé...

Après nous avons Sha, alors là je dois dire chapeau, je n'aurais jamais pensé partir dans un truc comme ça avec pour sujet: "Dimension Parallèles", mais je trouve que ça correspond bien au sujet Bravo. Dis-moi il y a un jeu de mots entre Sha et Sacha ??? J'arrêtais pas de m'imaginer que le personnage, c'était toi... à moins que tu la fait exprès XD en tous cas bravo, j'ai bien aimé ^^

Bon alors Canari... le texte que j'ai le plus apprécié j'adore pourquoi ? Parce que l'histoire était bien trouvé, la relation avec le grand-père et la petite fille était émouvante ( je suis surpris car c'est pas le genre d'histoire que j'aime habituellement, c'est plus les textes comme celui de Elyon ou Kyandi) enfin c'est surtout l'intelligence de la petite fille que j'ai apprécié, la fin qui répond au suspense tenue dans le texte... mais là je m'interroge sur la dernière phrase: "Elle était repartie de la même manière qu'elle était venue." Je me demande, est-elle devenue (redevenue ?) une carpe ??? Enfin comment tu dis le but, c'est d'embrouiller.

Et enfin Kyandi, alors là... moi qui pensais avoir un esprit tordus, je suis battus à plat de couture XD non mais Wouah encore plus concentré que les autre textes, ça s'enchaîne à une vitesse folle !!! J'ai trop pensais que le texte était l'interprétation d'un rêve que tu as ou alors avait fait mdr du gros n'importe quoi à la Nsienne Bravo
En plus j'ai trop imaginé une voix off qui disait à la fin: " Avec Zombies du fun, de la bonne humeur, du sang dans très peu de place !!! BG"

Non vraiment, je me sus éclaté j'adore encore merci à vous love_you

Ps: Je tien à préciser pour les non littéraire de NS evil que c'est texte ont pour but de stimuler votre i-ma-gi-na-tion c'est pour ça que la plupart des textes laisse la fin en "suspend" XD
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Messagepar Canari le Sam 19 Nov 2011, 11:51
Bah pour tout dire, j'ai trouvé l'histoire dans un de mes rêves que j'ai pratiquement fait copié collé, à la base, je voulais faire une autre histoire, mais elle m'allait pas, puis j'ai rêvé de celui là, du coup j'l'ai repris, mais j'avais une fin plus précise que ça, mais j'trouvais que ça serait dommage de vous la donner, je préfère laisser comme ça x)
J'suis contente que ça vous ait plus en tout cas, j'suis pas une grande littéraire, j'aime beaucoup lire, mais écrire c'est pas non plus ma spécialité XD

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Messagepar Matt Raikurai le Sam 19 Nov 2011, 11:55
Le rêve est le principal moteur de l'inspiration Bravo
Bah ta bien eu raison XD
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Messagepar Elyon le Sam 19 Nov 2011, 12:30
Awaaaaaaah flemme à nous deux!
Moi : Oui, j'aime bien ton texte moi, je le trouve très bien et j'espère que t'en feras d'autres comme celui-là (et celui qui traîne dans ton cahier de brouillon, écrit en cours de maths et de dessin) (sinon non, il n'y avait pas de manière spéciale de lire, et j'ai pas cherché, c'est sorti tout seul)

Taïto : Je vais redire ce que j'avais dit sur msn lapinou, ton texte est super, j'aime beaucoup ton style d'écriture, ton histoire est bizarre Oo avec une fin qui me frustre à fond parce que je sais toujours pas si elle a rêvé/s'est imaginé des trucs/est tombée dans une faille spatio-temporelle en cours de route/voit une revenante. Mais franchement, bravo.

Matt : Glauque Oo Jolie histoire, j'ai dû lire deux fois pour bien imprimer tout ce qu'il se passait, un peu compact, mais sérieusement bien trouvé. En effet, des conjugaisons parfois venues d'ailleurs, mais ça gêne pas trop. Je me demande si on fait vraiment des... euh, "rêves" aussi étranges quand on est dans le coma. Pas que j'ai envie d'essayer hein... Et le fait que ça soit inspiré de la vraie vie ça rend le truc plus réel, je trouve ça bien.

Sha : Mignoooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooon! *O*
C'est trop adoraaaable ce truc! J'aime beaucoup l'idée principale, c'est vrai, la séparation mentale entre une personne et le reste du monde ça joue sur les univers parallèles. T'écris super bien, j'aime beaucoup. Tes personnages sont bien aussi, on voit que t'as de l'expérience. Histoire originale, super!

Canari : Voilà le genre d'histoire que j'aimerais qu'il m'arrive. De passer dans un autre monde, comme ça, en étant née dans celui-là. Et puis les parents, la famille, qui cherche l'héritage (ah, les adultes...), son oncle que ça saoule et qui adore la petite, le grand-père! Parce que oui, j'aime particulièrement les grand-pères bien sympathiques qui vont choisir une gamine pour garder leur secret parce qu'elle le dira à personne vu qu'elle n'aime pas grand-monde (et qu'elle se souvient pas au début aussi, m'enfin). Voilà. J'aime!

Babykyandi : Ah bah, une histoire pas glauque, pas triste, avec une fin (presque) précise (et inhabituelle d’ailleurs)! C'est vraiment différent de l'ambiance générale, ça change, j'aime beaucoup. Quelques fautes d'orthographe à déplorer, mais ton histoire est très originale, et ça, c'est cool.

J'ai réussi! La flemme du jesorsdulit est vaincue! j'ai passé un quart d'heure là-dessus, je suis fière!

Bravo à tous! C'était super!
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Messagepar Invité le Sam 19 Nov 2011, 14:46
Aller à mon tour :

Comment dire ça ?
J'ai aimé toute les histoires même si il y a en a certaines que j'ai pas comprises (ça doit être la faute de ma foutue compréhension grr mais bon chépa). Sinon dans l'ensemble de très bonne idée et c'est joliement écrit tout ça nyah !

Bon pour ce qui est de ma conjugaison en fait c'est normal parce que chuchot je fais des calculations et les profs me croivent intelligente alors que j'ai un lance-flemme chépa

Voilà c'est tout bye

P.S.: les autres venez mettre des com's ha-ha !
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Messagepar Sha-chan le Dim 20 Nov 2011, 18:56
hoyé Bon, finalement me voilà. Je vais commencer par m'adresser à vous en tant qu'organisatrice. Déjà, ça m'a fait énormément plaisir de voir la motivation qu'a suscitée la joute, même si certains intéressés ne se sont pas manifestés au final, et même si d'autres, que je sais pourtant motivés et engagés, ont manqué de temps, d'occasions ou d'inspiration.

Je vous dis donc un grand
MERCI

à tous, et bien sûr en particulier aux participants

Je dois dire que j'ai été impressionnée, pas moins, de voir le pouvoir de votre imagination et votre aisance avec les mots ohhh On a vraiment de la qualité et pour la première fois depuis que j'ai créé ce salon, je me sens vraiment transportée à l'idée de relancer le défi une fois de plus (parce que oui, j'avoue, en proposant cette joute je m'attendais à moins d'intérêt et peut-être même à devoir abandonner... Comme quoi, l'obstination paie toujours!

Un seul petit bémol... Ca reste un peu fermé puisque nous nous commentons entre nous mais il y a peu de réactions de l'extérieur.






Ensuite, en tant que moi-même, me voilà enfin la capacité de vous lire et de vous commenter! Je vais tenter de ne rien oublier, au pire, faudra me le rappeler si je saute quelque chose Euh

Elyon pour commencer : Alors là je suis skotchée! On avait l'habitude de tes posts-pavés, mais tu ne nous avais jamais dit que tu avais une si belle qualité littéraire! J'ai vraiment été séduite par ton texte "glauque" peut-être, mais surtout très poétique. Je n'aurais pas pu m'arrêter au milieu

Taïto : j'avais déjà remarqué une certaine aisance chez toi à bien choisir tes mots, je ne suis pas surprise de la qualité! C'est vrai que pour ce qui est du scénario, c'est peut-être un peu moins original, néanmoins en me laissant emporter par le fil du récit, je n'ai pas cherché à deviner la fin, et je me suis vraiment laissé charmer. Le petit trait d'humour sur la robe noire à la fin était vraiment bien placé et du meilleur goût !

Matt : Ah... Cette histoire a autant de dimensions à commenter qu'une boule à facettes! Le personnage d'abord! Un gars qui a vécu des épreuves et dit qu'il est chanceux... J'aime beaucoup sa philosophie de vie : le passé est le passé, il faut profiter du présent! Pour l'histoire, ce n'était pas difficile de deviner qu'il s'était fait renverser et était dans le coma. Pareil pour l'apparition de son violeur : on devine instantanément qui il est. Mais cela gâche-t-il le texte? Pas du tout! Même s'il est facile à suivre, il a une vraie profondeur, on sent bien que tu as été touché par ce que tu racontes et cette capacité à t'approprier ces histoires, c'est une grande qualité d'auteur!

Canari : C'est tout à fait dans ton esprit. Je ne vois pas comment l'expliquer d'autre! C'est louffoque, c'est intelligent et c'est touchant. On reste avec beaucoup de questions à la fin et j'aime bien ça, pouvoir moi-même imaginer tout ce qu'il y a autour de cette simple histoire. Tu as une imagination très riche, ne dis pas que tu n'es pas une grande littéraire!

Kyandi : Je suis surprise, pourquoi tu n'as pas mis le 2ème texte? J'espère qu'au moins tu le posteras ailleurs! Mais bon, j'ai ri autant en lisant celui-ci alors tu es pardonnée! C’est suffisamment tordu pour nous laisser perplexes mais pas trop non plus, on entre bien dans le délire !





Bon, réponse à vos commentaires sur mon texte maintenant :

Ri : Oui, je savais qu’il te plairait moins. J’ai dû le faire en peu de temps et même si je n’en suis pas trop mécontente au final, ce n’est pas mon chef d’œuvre. Il y manque mon côté auteur sadique et dérangée, je crois, c’est trop mignon XD

Taïto : Voilà, c’est le mot que je cherchais : c’était guimauve ! mdr Eh, j’ai le droit hein ! yells (le poème, comme tout le reste, a été écrit dans un grand moment de fatigue, ne me juge pas là-dessus snif non mais franchement, il est vraiment pitoyable ? gah)
Le parallèle fille/garçon, c’était volontaire, par contre à la place de vie recluse/vie normale ; mon but était de mettre en évidence l’opposition entre les idées préconcues et la réalité puisque Sacha, à la fin, se rend compte qu’elle se trompait sur beaucoup de choses !

Elyon : Merci je suis touchée ^^ Et si tu trouves les personnages biens, c’est que les personnes derrières doivent être bien BG (oui je m’envoie des fleurs, ça vous dérange ? yells)

Kyandi : Merci de la part de tout le monde, mais lesquelles tu n’as pas comprises ? Pourquoi ? Ca peut être vraiment intéressant de le savoir hep

Matt : Matt je t’ai laissé pour la fin parce que ton commentaire me semblait mener à plus ample réponse. Déjà, merci, je voulais justement faire quelque chose qu’on attendait pas forcément. C’est pourquoi j’ai décidé d’abolir le côté fantastique pour trouver un autre sens aux dimensions parallèles ! Alors sinon, non Sasha n’est pas Sha. Si tu lis mes autres textes, tu devrais vite remarquer que j’aime beaucoup la lettre S et cela depuis plus longtemps que j’ai un S à mon pseudo. Sacha est aussi l’un de mes prénoms préférés et c’est en lisant un conte russe (j’vais chercher loin hein shine) que j’ai découvert qu’il était mixte. Comme je suis un peu déséquilibrée et que j’avoue qu’à une époque, j’aurais voulu être un garçon pour avoir la classe (le répétez pas hein chuchotEuh), c’est assez logique que tu m’aies reconnue dans le personnage. Mais bon, mes personnages sont tous indépendants de ma volonté même s’ils sont également tous moi… J’vous ai perdu là ? Yes yeah je suis une vraie écrivaine ! mdr
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Messagepar Matt Raikurai le Dim 20 Nov 2011, 22:21
Commentaires digne de la chef des Joutes ohhh on voit que nos textes ton transportée, merci Sha Bravo de nous avoir permis cette belle performance de la part de tous Bravo
En réponse à ton commentaire, oui le texte n'était pas fait pour laisser un gros suspense mais plutôt pour essayer de vous démontrer que la Vie essaye la plupart du temps de détruire notre fragile bonheur mais qu'il est nécessaire d'avancer... Oui, je me suis "approprié" l'histoire mais c'est aussi parce que ma vie n'a pas était toujours facile que j'ai comprit ce que ressentait ces personnes ^^ étrangement ce sont eux qui ont plus de joie de vivre que la plupart d'entre nous...
En tous cas, tu es la seule à ne pas m'avoir dit que mon texte était conpact est dur à lire XD même si il l'était mdr
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Messagepar Sha-chan le Lun 21 Nov 2011, 00:08
En fait je ne l'ai pas trouvé compact, ni dur à lire chok (faut dire que je lis Proust là alors niveau difficulté je suis vaccinée XD) C'est vrai qu'il a un rythme assez soutenu avec beaucoup d'information, mais j'aime bien ça!
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Messagepar Taïto le Lun 21 Nov 2011, 18:19
He! J'ai pas dit qu'il était compacte et dur à lire, le texte de Matt! J'ai dis qu'il était justement facile à lire mais que ça lambinait pas! mendiant

Je doit l'avouer: mon texte manque un peu de rebondissement mais comme j'avais pas trop d'idée, j'ai pris un personnage et un décors que j'aimais bien et j'ai laisser la fin en suspens... si elle frustre certaines personnes dont je ne dirais pas le nom, sachez que vous êtes totalement libre d'imaginer ce que vous voulez parce que je n'ai, pas plus que vous, le fin mot de l'histoire! chépa

Sinon, t'en fait pas Sha, le poème à la fin est pas pitoyable yells (me permettrais pas, moi et les vers, c'est le grand amour à la lecture mais la haine simple lorsque je m'empare d'un stylo... Euh ) et j'ai (même si chuut, il faut pas le dire et que j'aime aussi les autres styles) un côté fleur bleue assez prononcé alors ton texte tout mignon m'a beaucoup plus nyah


PS: En Russies, les proches ne s'appellent que rarement par leur prénom et préfère des diminutifs: Sacha est le diminutif ancestral d'Alexandre et d'Alexandra. Voila pourquoi, en devenant petit à petit un prénom à part entière, il est rester mixte. hep

PPS: Chapeau bas, Matt, si ton but était de faire réfléchir : mission accomplie! Bravo


Il reste plus qu'une question à poser: A quand la suite?? BG
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Messagepar Invité le Lun 21 Nov 2011, 19:02
Sha: mon 2ème texte je vais le poster autre part !

Et en fait les textes que je crois ne pas avoir compris bah c'est celui d'Elyon et en fait je crois que c'est juste ma compréhension qui bug !
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Messagepar Matt Raikurai le Lun 21 Nov 2011, 19:31
XD pas besoin de te justifiait Taïto, tu pense ce que tu veux Bravo
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Messagepar Sha-chan le Mar 22 Nov 2011, 11:29
Réponse à ta question Taïto : dès ce soir j'adore je vous enverrai à tous un MP


Je savais que c'était un diminutif à la base (c'est pas seulement en Russie mais dans les pays de l'est en général : en Lituanie, même les profs appellent leurs élèves par leurs diminutifs, le prénom complet ne sert vraiment que pour la paperasse!) mais je ne savais pas du tout que c'était celui d'Alexandre/Alexandra, merci pour l'info Bravo

Kyandi, mets-le dans "communauté NS" je dirais alors!
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Messagepar Aelanne le Ven 01 Avr 2016, 18:43
Sujet plus d'actualité, je verrouille et je déplace
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 Joute n°3 : dimensions parallèles

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